PEUT ON ENCORE ETRE DE GAUCHE AUJOURD’HUI ?
J’ai bien du mal à répondre à la question, car je ne sais plus où est la « gauche » aujourd’hui.
A-t-elle éclatée ainsi qu’une goutte d’eau en ces multiples partis politiques qui se disent de gauche ?
Reste t-elle gardée pure par les deux partis connus comme tels en France, PC et PS ?
S’est-elle fondue dans une nébuleuse de bons sentiments qui va des revendications paysannes aux efforts bien pensants d’une poignée de nostalgiques des temps anciens où l’on mangeait « bio » oubliant qu’à l’époque une partie de chez nous ne mangeait pas du tout.
Etre de gauche c’est admettre qu’il n’y a rien de sacré, pas plus les penseurs de « gauche » que d’autres et qu’il convient de les critiquer, sans en faire des idoles dont les paroles doivent s’appliquer sans tenir compte de l’évolution de la société dans laquelle nous vivons.
Je ne suis pas séduite par la classe politique actuelle, représentée par des personnages trop compromis dans un jeu politique qui habille l’intérêt particulier de déclarations toutes droites sorties du même moule des Grandes Ecoles d’Administration. Il n’y a pas de tribun, non que je le regrette beaucoup, mais quand un orateur se laisse emporter par son sujet, on peut espérer qu’il y croit ; ses outrances peuvent nous choquer, nous faire réfléchir, alors que les discours aseptisés de nos orateurs de gauche comme de droite nous endorment.
Comme je n’ai pas trouvé « ma gauche » je garde mes idées à ce sujet, à savoir que je continue de considérer que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen reste d’actualité et s’appliquerait sans difficulté dans un monde où les richesses sont considérables. Ma naïveté fera rire, mais être de gauche c’est aussi penser que l’avenir peut s’améliorer, on appelle cela « l’espoir ».
Monique