Chacun de nous apporte-t-il une pierre au grand édifice ?

 

                        De la même manière que ma naissance est le fruit du hasard, mon passage sur terre ne me semble pas correspondre à une volonté cohérente et raisonnée

Alors de là à envisager une construction ! La parabole me semble osée et démontre une certaine arrogance.

 

 

                        En effet dans la question qui est posée, j’y vois comme un désir de laisser une trace de son passage sur terre, ce qui me gène. En effet, une telle ambition suppose une appréciation pour le moins démesurée de son importance car jouir de la même immortalité qu’Aristophane ou  Platon suppose des qualités pour ne pas dire des génies dont la nature n’est pas généreuse.  

 

                        Mon édifice est réduit à l’échelle de la mémoire de mes proches, en bien ou en mal, je ne serais plus là pour l’apprécier.

 

                        Qu’un mur non terminé, non qualifié illustre la question de ce mois, il ne manque que le tas de pierres qui servira à l’abattre pour en construire un autre, illustrant parfaitement le travail inutile de l’être humain supposé avoir une quelconque importance dans le déroulement de la vie.

 

                                                                                                                      Monique