LES ROSATI d’où viennent –ils ? où vont-ils ?

 

 

 

 

 

                        C’est le besoin d’exposer et de confronter son opinion avec d’autres, sur divers problèmes de société qui est à l’origine des Rosati. Comme aucun des fondateurs n’avait l’esprit bien rigide et que nous étions tous épris d’une certaine liberté de dire et de penser,nous avons tous été d’accord pour ne rien établir qui pourrait ressembler à un règlement.

 

                        Cela peut sembler un manque, car il est vrai que ce non encadrement des exposés de chacun entraîne parfois désordre et confusion. Personnellement, je tiens à ce désordre qui me semble préférable à la présentation d’idée bien disciplinée excluant toute spontanéité : le petit journal interne étant là pour mettre de l’ordre dans nos idées -par l’écrit-, et éviter qu’une prise de parole ne s’apparente à un exposé scolaire avec ce que cela comporte d’ennuyeux pour ceux qui écoutent. La confusion naît de notre manque de discipline, défaut partagé à égalité par tous. Mea culpa, Mea culpa …et que chacun se claque.

 

                        Savoir écouter, lorsque sûre de soi on brûle de faire connaître son opinion « excellente » puisque c’est la sienne. C’est difficile alors de se taire, mais pas toujours inutile, car mon ego dut il en souffrir les arguments de l’un ou de l’autre m’ont parfois empêché non seulement de dire des bêtises mais de continuer à les penser. Car les faits de société étant appréciés en fonction de paramètres qui varient selon les individus, le temps et le contexte, il n’y a rien d’extraordinaire à changer sa vision de problèmes considérés à tort comme résolus, mais pour cela encore faut-il avoir l’opportunité d’intégrer une société de gens de bonne compagnie qui partagent une vision progressiste de la société.

 

                        Les Rosati me sortent de mes certitudes. C’est bon pour mes méninges, car si les mots croisés entretiennent l’intellect ils ne remplacent pas la confrontation des idées permise par cette réunion mensuelle. Je souhaite donc que les Rosati durent encore longtemps,car nos réunions sont distrayantes et enrichissantes et je suis heureuse d’y participer.

Qu’il me soit tout de même permis d’émettre un vœux. Que notre groupe s’enrichisse d’une ou deux femmes , car si les opinions sont diverses elles sont majoritairement masculines étant donné que nous ne sommes que trois femmes sur la douzaine de membres qui composent les Rosati.

 

 

 

                                                                                   Monique