Le Petit Robert :
1 -« qui appartient à un domaine séparé, interdit et inviolable »
2- « qui est digne d’un respect absolu, qui a un caractère de valeur absolue »
J’avoue ne pas être à mon aise pour écrire sur le sujet, car ni l’une ni l’autre des définitions ne me semble correspondre à un état d’esprit de notre époque.
Il y a belle lurette que les religions officielles ont perdu leur côté « interdit » et « inviolable »en voulant à toute force coller au siècle par la disparition de toute magie.
Maintenant, les nouveaux prêtres officient autours des corbeilles boursières s’agitant sans presque parler- les gestes de leurs mains demeurant intelligibles aux seuls pratiquants le même langage-.
Des convictions politiques peuvent être sacrées, mais je pense qu’elles ne répondent qu’à la deuxième partie de la définition du mot « sacré ». Celui qui les pratique leur donne un caractère de valeur absolue, sans vouloir –au contraire- les garder dans un domaine réservé.
Reste le domaine de l’innocence incarné par les enfants. Non l’enfant déjà roublard qui s’est frotté à la vie en collectivité, mais l’enfant qui vient de quitter son statut de bébé, qui découvre ceux qui l’élèvent, leur attribuant une confiance totale. Comment ne pas penser qu’il s’agit là, d’un domaine qui mérite un respect absolu
Le domaine artistique me semble répondre seul à la notion de sacré :Comment pénétrer dans le domaine d’un compositeur de musique ?J’aurais beau écouter et écouter encore la partition qu’il voulait partager, je resterais en dehors d’un domaine qui reflète le génie et l’intimité du compositeur. Car je pense que l’artiste, non seulement nous fait cadeau de son œuvre, mais dévoile également les motifs qui lui ont fait la composer. Si nous regrettons de ne pas pouvoir partager le bonheur qu’il a à nous présenter son travail, c’est que
nous restons étranger à son domaine réservé.