Compromis et compromission

 

 

                  Pour moi un compromis sous-entend un mensonge, car on dissimule sciemment une réalité, à savoir une ou des divergences entre personnes qui n’ont pas le même avis sur un point précis en gommant ou en édulcorant les prises de position des protagonistes. A savoir si ces personnes sont dupes est un autre problème…qui se posera à la résolution du point en question.

                  Est-ce condamnable ?, On peut admettre qu’un temps de réflexion peut amener les parties en présence à abandonner une attitude jusqu’au-boutiste qui se conclura par une rupture du dialogue préjudiciable à tous.

 Les syndicalistes sont coutumiers du compromis, et signer un accord pour une augmentation de 10%, alors qu’au début de la négociation ce pourcentage était plus important ne me semble pas condamnable. Les personnes bénéficiant de cette augmentation donneront quitus à leurs représentants syndicaux, car « 10% c’est toujours bon à prendre »

 

                  La compromission, c’est plus intime. Elle se pratique plus souvent individuellement et sous entend l’abandon d’une conviction pour en tirer une récompense.

                  Est-ce condamnable ? Oui et Non selon ses conséquences.

 

L’homme ou la femme politique qui sacrifie l’intérêt de ses électeurs pour assurer sa réélection n’est plus digne de sa fonction, celui qui profite de sa position pour s’enrichir ne doit plus prétendre à un mandat. Dans les deux cas, il y a abus de confiance qui doit être réprimé comme la loi le prévoit.

 

Je ne serais pas aussi péremptoire s’il s’agit d’une compromission suscitée pour avoir la paix, arrêter une discussion sans issue qui nous fait rêver de voir son interlocuteur s’envoler en fumée. Dans la mesure où les conséquences de cette attitude n’affectent que soi, je me donne le droit à cette lâcheté de confort, le mot de  compromission ne pouvant s’attribuer à des broutilles.

 

 

 

                                                                  Monique