A-t-on besoin du mensonge pour vivre ?
Pour moi cela ne fait aucun doute dans nos sociétés, puisque le mensonge nous est enseigné dès notre plus jeune âge. La période initiatique commence par la croyance au Père Noël suivie bientôt par celle du Père Eternel. Est-ce un bien, est-ce un mal je ne me prononcerais pas ici. Mais je suis bien obligé de reconnaître que l’Homme a besoin de merveilleux pour vivre et ceci quelque soit son âge.
Au risque de paraître un intellectuel pédant, je trouve intéressant de vous citer ce que dit à propos du mensonge un certain René Garru dans un livre intitulé « les curiosités Etymologique »:
"Le mensonge chez les Romains était la façon la plus immédiate de montrer qu’on avait de l’esprit. Les Anciens, en tout cas, en étaient persuadés, et Socrate avait fait cette démonstration lumineuse : alors que l’homme sincère peut se tromper, le menteur prouve son intelligence et sa science, car pour contredire volontairement la vérité, il faut d’abord la connaître."
Ce petit paragraphe me rassure quand à l’intelligence de nos hommes politiques.
Mais, comme nous tous je considère qu’il y a mensonges et mensonges, c’est bien difficile de définir ce qui les différencie. Tout dépend à qui ces mensonges sont destinés, en quelles circonstances et à quels moments ils sont proférés. Mais je trouve curieux de constater que lors de discussions avec un être proche, famille ou ami, on peut être frappé par sa franchise alors que l’on sait par ailleurs que cette personne peut mentir, comme on peut le faire soit même.
Le mensonge ne serait donc pas antinomique à la franchise