Ce
sujet me semble au premier abord se prêter difficilement à la discussion, à la
polémique, nous sommes tous bien sûr aux Rosati contre toutes formes de
délation.
- La délation étant la dénonciation par vengeance,
par intérêt ou par vilenie.
Alors posons nous la question de savoir pourquoi
lors de périodes troubles, telles que celles que nous en avons vécues au cours
de notre passé, la délation s’y est manifestée de manière appréciable ?.
Nous découvrons ainsi avec stupeur et horreur que notre culture n’est qu’un
vernis qui au moindre accro peut s’effriter et nous faire transgresser des
interdits qui nous apparaissaient comme infranchissables. Ce constat, devrait
nous éviter de juger trop rapidement nos semblables qui enfreignent aujourd’hui
les lois de notre société. Car ne
nous y trompons pas il n’y a pas des méchants d’un côté et des gentils de
l’autre, nous sommes tous à d’infinitésimaux détails près, très semblables les
uns des autres.
La délation n’est pas une infamie à part, elle fait
partie de toutes ces monstruosités que sont les divers crimes qui illustrent le
journal de 20H00. Et je suis personnellement inquiet de constater la manière
dont les citoyens les plus modestes de notre société sont traités. A force
d’appauvrir les plus pauvres, d’effilocher sous leurs pieds ce filet social, la
violence réapparaît craquelant à nouveau ce fragile vernis d’humanité qui ne
peut subsistait que pour une population traitée avec justice et respect.
Michel