Ah ! si j’avais des sous.
Les habitants de pays riches comme la France, oublient trop souvent qu’ils
font partie, pour beaucoup, des nantis de la planète. Je parle ici bien
sûr des français qui ont des revenus mensuels au moins égal
à mille cinq cents Euros et qui habitent dans un logement qui est leur
bien propre. Bien entendu on peut toujours regretter de ne pas avoir les moyens
nécessaires pour participer à ces voyages fabuleux qui consistent
à faire une ou plusieurs révolutions autour de la planète.
Ceci étant dit, voyons comment répondre sur ce sujet des Rosati
à propos de cet argent qui nous fait vivre.
Je ne fais pas partie de ceux qui considèrent comme tout à fait
normal de connaître les revenus de chacun. Je m’étonne de
cette dérive qui prétendrait rendre publique la vie privée
de chaque individu. Le revenu du citoyen ainsi que son utilisation fait partie
selon moi du domaine strictement privé, dont seul l’état
devrait connaître le montant exact, afin de répartir au mieux l’impôt
dans une société de justice. Curieuse époque où
il serait de bon ton de faire connaître :
1) le montant de ses revenus
2) notre option dans la catégorie des “in” et des “out”
3) notre sexualité préférée
4) notre bulletin de vote lors des dernières élections
5) … etc …etc …
Mais époque par contre qui nous enjoint aussi à refuser les caméras
dans les rues,
avouez que tout ceci n’est pas très logique.
Bien entendu, là encore, tout dépend auprès de qui et dans
quelles circonstances on me demanderait de dévoiler mes petits secrets,
si c’est avec une bande de copains pourquoi pas, mais si c’est pour
se mettre à poil sur un plateau de télévision alors là
non !. A moins que l’on transforme le proverbe :
“pour vivre heureux vivons cachés”
par “pour vivre heureux vivons à découvert”
Mais puisqu’il est ici principalement question d’argent, soyons
sérieux, s’il s’agit uniquement de revenus provenant de salaire
et si ceux-ci sont versés par la fonction publique, il n’est pas
très difficile de savoir de quoi il retourne ?
Mais pourquoi donc notre époque nous incite-t-elle à nous transformer
en flics ?
Michel
