Les Mythes sont-ils fondés sur la réalité historique et sociologique ?

L’imagination humaine n’a pas de limite, aussi est-il souvent hasardeux de faire la distinction entre mythe et réalité physique d’un phénomène. Pour illustrer cette ambiguïté tachons de distinguer le mythe du réel dans les deux exemples suivants:

-1- La découverte du bain d’excrément d’oie pour durcir le fil de l’épée.

-2- La découverte de la nocivité des rayons lunaires par rapport à ceux du soleil.

La solution à cette devinette n’est pas si simple et n’a pu être résolue que par la connaissance des phénomènes mis en jeu. Il en est de même de la rotation de la terre autour du soleil, découverte connue et publiée 20 ans après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. Ce qui démontre combien à la fin du XV siècle, le mythe de la rotation du soleil autour de la terre ne gênait en rien les plus grands navigateurs qui utilisaient pourtant des instruments de repérage basés sur un fait incorrect.

Ainsi au cours de l’histoire la connaissance scientifique fait petit à petit le tri entre réalité et mythe. La terre ne fut pas crée il y a six milles ans …..etc ……etc ……

Le surnaturel se dépouille ainsi au cours du temps de ses attraits, Sainte Thérèse de Lisieux échappera par miracle, grâce Dieu, à l’univers psychiatrique.

Mais curieusement le besoin de la croyance aux Mythes dans un pays mécréant comme l’est la France laïque est si fort que nous venons de créer un CAPES* de religion pour suppléer à la carence de l’enseignement des choses religieuses par l’Eglise !…. La création de ces CAPES signifie-t-elle tout simplement que les religions sont finalement acceptées comme des mythes et enseignées comme tels. Ainsi à la longue suite des diverses mythologies, Greco-Romaine, Celtique, Indienne, etc …. vont s’ajouter une nouvelle mythologie relatant les épopées de nos prophètes Moïse, Jésus et Mahomet.

Il reste néanmoins, dans ce cas particulier, que le mythe religieux a sociologiquement influencé fortement notre culture. La morale est perçue comme la résultante de cet enseignement, ce qui tendrait à faire croire de manière abusive, que les sociétés ne peuvent exister sans religions. De même le caractère chrétien de contrition, de repentir, a une fâcheuse tendance à entraîner les individus à se sentir coupables des faits historiques passés comme l’esclavage, la saint Barthélemy ou les guerres napoléoniennes …….. et j’en passe. Non on ne peut pas revenir sur l’histoire passée ceci est de l’infantilisme, seul un dieu pouvait se charger des crimes de l’humanité. En tant qu’individu je ne suis responsable que de mes propres méfaits et ne peux prendre en charge ceux des autres, ancêtres compris qui furent des individus au même titre que moi.


* " Concours et examens professionnels " n° 5 du Bulletin Officiel de l'Education Nationale daté du 14 février 2002 (Arrêté du 28 janvier 2002 publié au Journal Officiel du 30 janvier 2002 - NOR : MENPO200200A/ RLR 822-3 ; 824-1d) de l'organisation de concours réservés de recrutement de futurs certifiés pour l'enseignement religieux catholique (15 postes) et protestant (2 postes).

Michel

 

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