La place des femmes dans la société actuelle

 

                         Depuis la nuit des temps, le mâle qui détient la force physique pour défendre et nourrir le groupe, a relégué la femme dans le rôle d’épouse et mère, fut elle honorée comme déesse-mère, et dans les rôles domestiques. Toutefois cette théorie est contestée, car il est démontré que certains peuples pratiquaient, et encore de nos jours, le matriarcat.

Quoiqu’il en soit, quand la religion a fusionné avec l’Etat, la femme a été déclarée impure et même, dans certains pays d’Afrique, interdite de jouissance sexuelle !

 

                        Ainsi la femme n’a pu évoluer que très récemment, seulement lorsque la société a pris ses distances avec la religion. Chez nous, le grand acquit de la femme moderne reste la loi pour l’avortement, élaborée, défendue, obtenue bien évidemment grâce à la ténacité de femmes d’exception comme Simone Veil : chose qui n’est pas admise aux Etats-Unis si religieux.

Le combat des femmes se poursuit donc à leurs risques et périls, dans les pays inféodés à la religion, les autres femmes poursuivent « la tradition » en élevant leurs fils en petits machos qui continueront le processus.

 

                         Mais qu’en est-il de la place de la femme dans notre pays laïc et « moderne » ?

Si le droit de vote de la femme est récent, son indépendance, son existence juridique au sein du couple ne date que d’hier, des années 70 (avant, même si les biens venaient d’elle, c’est son mari qui seul pouvait les gérer, en toute impunité, seule la signature du mari était légale. A l’heure actuelle, on constate une accalmie des revendications des femmes, peut-être parce qu’elles ont acquis une indépendance administrative. Et pourtant ! L’homme déjà prisonnier des interdits inhérents à sa virilité, a, l’âge venant, tendance à s’isoler, à moins tenir le choc physique, moral et social. Tandis que la femme, elle, psychiquement  plus résistante que lui, reste ouverte, présente, pimpante, sur tous les fronts de la vie sociale et associative. Car elle possède l’aptitude à vivre, communiquer et transmettre à plus long terme. Pourtant, malgré cette apparente liberté d’esprit et de mouvement, il lui faut prouver,  monter « qu’elle assure » pour bousculer un peu plus la tradition machiste originelle qui la pénalise.

 

                        Certes, la citoyenne (hors statut particulier des femmes royales) peut atteindre aujourd’hui les plus hautes fonctions de l’Etat, de l’Industrie, du Commerce. Mais il lui faut être plus performante qu’un homme et, elle tient à la souligner, le sexisme ne lui épargne ni les embûches de carrière, ni les sarcasmes de ses confrères….jusque sur les bancs de l’Assemblée Nationale !!

On le sait, la parité n’existe toujours pas dans les salaires pour cause de maternité. Dans un jeune couple, la femme sacrifie souvent ses propres études pour permettre à son mari de poursuivre les siennes. En attendant, elle se contente d’un boulot pour faire vivre la petite famille. Et puis, à l’embauche, pour un même poste, l’homme a souvent priorité. La parité du choix des patronymes pour l’enfant du couple vient de devenir légale, qu’en sera-t-il vraiment ? Bravo aux papas-poules, même si la parité à propos du nettoyage des sanitaires de la maison est moins certaine (Tchador ou serpillière, ici ou là bas, même combat ?).

                        Bref, une égalité de principe pour la femme actuelle, avec le bémol de la tradition encore à combattre.

Mais, vite, voici le petit mari qui rentre du boulot. Il est déjà dans l’ascenseur… Salariée ou maman, notre ménagère n’a que le temps de se transformer en geisha  pour l’accueillir. Quand même !!

                        « La femme est l’avenir de l’homme »

                                                                                                          Jacques