Le langage des uns et des autres

 

 

 

Tenir le même langage. Voilà une expression qui traduit bien l’accord, au moins verbal, ou cache le désaccord. Ces deux facettes contraires montrent bien la diversité de l’utilisation du langage.

 

Bien normal tout cela puisque le langage n’est jamais qu’un outil dont notre position verticale dans les espèces vivantes nous a permis l’usage et le développement incessant.

Mais l’on peut aussi se taire et ne pas utiliser le langage. Par exemple, certains évènements sont marqués par le silence. Ils ont généralement une connotation émotionnelle : cérémonie du souvenir: la trompette ou le mutisme soulignent les faits. C’est une autre manière de s’exprimer.On dit volontiers qu’il y a des silences qui en disent plus long que des paroles.

 

Il y a mille façons de moduler son langage. J’entends encore Georges Marchais dire «  Taisez vous Elkabach ! » et de Gaule «  Français, je vous ai compris ! « 

Finalement la possibilité de moduler le son que l’on émet, la mimique et les gestes et le regard qui accompagnent donnent toujours une portée particulière à ce qui est dit. Ils peuvent même remplacer tout langage verbal.

 

Cependant, bien que l’on puisse s’en passer a bien dû apparaître progressivement pace qu’il répondait à un besoin. Besoin de communiquer et de recevoir des informations, progression des savoir et réalisation des actions pour la survie, l’amélioration des connaissances, joutes verbales, échanges d’idées menant à des réflexions ou des actions positives.

 Parler ou se taire, nous avons cette puissance là.

 La pensée plie la parole mais la parole se plie à la pensée.

 On ne laisse passer par la parole que ce que l’on veut bien. Source d’échanges de points de vue, elle est bien utile en cela

 Mais n’oublions pas que si la parole est d’argent, le silence est d’or.

 Chacun a droit à la parole. Alors je vous ai donné la mienne parole, comme une musique, sans langage.

 

 

Jacqueline Madre