A-t-on besoin de mensonge pour vivre ?

 

 Elle ment comme elle respire ! Cela existe réellement. D’abord, un petit mensonge de rien. Puis peu à peu s’installe le mensonge permanent, histoire de paraître tel que l’on voudrait être, penser que l’on est très intéressant, refuser consciemment ou inconsciemment de voir la vérité en face bien qu’on la connaisse, vivre dans un milieu où le mensonge est naturel et puis voilà. Cela devient une habitude contre laquelle on ne peut pas grand chose. Le plus souvent on connaît la vérité mais le mensonge est devenu un état de communication permanent de fausse valorisation. Qu’il s’agisse du mensonge par rapport à soi ou par rapport à ce que l’on dit à l’entourage le mécanisme, une fois enclenché finit par devenir pathologique sur un terrain prédisposé. Il aboutit à la mise à l’écart et au rejet de toute confiance en la personne menteuse. Dès ce degré atteint, le phénomène mensonge va s’amplifier jusqu’à l’exclusion complète de la croyance de la moindre chose dite par la menteuse : même la vérité évidente.

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Il y a cependant des cas que je dirais normaux. Mais en dehors de quelques situations qui ébranleraient les valeurs morales acquises il est tellement plus facile, plus vivable, de ne pas mentir ou se mentir . Il suffit, simplement de travestir sa pensée ou son propos en quelque chose d’acceptable, de présentable ou encore d’être conscient que l’on ment et en assumer les conséquences. Dire la vérité sans la prononcer, l’esquiver, l’accompagner par des raisons véritables mais entourées d’arguments réels et acceptables est, certes, plus difficile mais faisable si l’on arrive à se dominer. Certes, le coup est porté mais avec une sauce cachant la dureté du vrai.

Cacher n’est pas mentir.

Le mensonge entraîne si souvent dans de telles complications que je dis : non on n’a pas besoin de cela pour vivre. C’est déjà assez compliqué comme cela !

 

Vous souvenez-vous de cette très belle chanson, si objective «  tu mens, et tu me mentiras toujours, tu mens, mais je te crois quand même « 

Alors croyez-moi si vous voulez. Vous avez le choix.

Vous ai-je dis la vérité de ma pensée sur ce sujet, ? Vous ai-je menti ?

Moi seule le sais ….

                                                                       Jacqueline