La tolérance

La tolérance totale confine à l’indifférence absolue : situation grave, inquiétante et pathologique.

Mais la tolérance existante ? Il me semble difficile de ne pas y introduire des limites. C’est l’intolérance.

Et l’on sent bien, tout de suite, que la chose va être polymorphe et individuelle. Bien sûr les « bornes ont des limites « Mais elles ne sont pas toujours au même endroit pour chacun d’entre nous et sont même susceptibles de varier au gré de différentes influences conjoncturelles. Parce qu’au fond, la tolérance, c’est aménager de petites acceptations de ce qui est interdit.

Voilà bien une notion complètement floue qui permet sans réserve d’être parfois tolérant et parfois totalement intolérant.

La société , la politique, les religions, les philosophies, la recherche, les arts et autres sont pleins de contradictions de ce genre. Et l’on peut s’en réjouir car ces mouvements permanents font progresser l’amélioration de la condition humaine.

L’intolérance constante bloque toute avancée

. La tolérance absolue cause le même ravage. Mais où se situe la bonne mesure ? Eternelle question en mouvance bénéfique pour une société mais destructrice pour la solidité de la conscience de soi

Jacqueline Madre