La repentance

 

Je n’aime pas ce mot là

Je n’aime pas ce qu’il signifie : regrets d’une faute ou d’un pêché

J’aurais, à la rigueur préféré : le repentir. Mais ce n’est plus à la mode

Pourquoi, je n’aime pas cela et au delà, qu’est-ce que cela représente ?

D’abord cela porte une connotation religieuse très culpabilisante qui hantait les couloirs des collèges et qui marque des vies au fer rouge de la réprobation auto flagellée.

Ensuite la repentance a pris ces temps ci un côté fourbe qui m’irrite. On peut très bien dire «  la France est repentante de ce qu’elle a fait «  sans que cela corresponde à la réalité, d’un vrai regret. Et puis, même si cela en a une, c’est trop tard. Le mal est fait Et il n’y a pas à revenir dessus.

Sans compter que celui qui le dit n’est pas forcément le fautif. Si la repentance est une bulle de savon qu’on lance en l’air pour faire de l’effet et en attendre un bénéfice alors c’est pire que d’avoir mal agi.

Voilà le Pape qui fait repentance ! je crois que pour lui, c’est, pour lui, chargé une signification, cela veut dire quelque chose car je le crois sincère. Mais je ne sais pas au juste ce qu’il entend par là. Demander pardon, sans doute, au nom des catholiques. Mais je me demande s’il n’y a pas là dessous une démarche que je qualifierais de «  politique «  au vu de la baisse du nombre de pratiquants. Du genre «  regardez comme c’est bien de reconnaître les fautes de l’église. Alors, venez avec nous, nous agissons bien.

Et pourquoi, ferait-on repentance pour des faits que l’on n’a pas commis ou que l’on a simplement réprouvé qu’ils le soient ? Je pense en disant cela aux Juifs déportés, aux Algériens et autres manifestations de la barbarie de quelques uns à leur encontre.

On peut se demander, en se plaçant de l’autre côté, celui de qui a eu à subir, quel soulagement cela peut lui apporter ?

Le mal qui est fait ne peut être effacé. Et à la limite, le geste de repentance que certains croient être une démarche de nature à renouer des liens, peut s’avérer attiser d’avantage les reliquats des malheurs subits, en réactivant les souvenirs.

D’ailleurs, cela sert-il d’exemple ? Certes non, lorsque l’on voit les scènes terrifiantes des conflits mille fois recommencées bien que prévisibles.

Tout cela n’est que fausseté hystérique et démonstration inutile.

Passons plutôt aux actes en se souvenant de ce qu’il ne faut pas faire.

 

Jacqueline