Le sacré dans la République du XXI° siècle

                                                                       

                                                                          ...dans une société irréligieuse, où la majorité n'a plus aucune référence à des notions spirituelles...

 

Et pourtant notre République s'y complait sans aucun doute. Pourquoi ?  Les portails de nos cathédrales sont explicites : Dieu, les grands personnages bibliques, et la suite des rois de France. Ainsi naît dans l'inconscient du bon peuple la notion de continuité, de l'autorité indiscutable puisque procédant d'une légitimité divine.

Si aujourd'hui nos princes se privaient de ce décorum mystérieux qui les fait apparaître "autres", que resterait-il. Notre roi serait nu sans son tapis rouge .

 

Quel serait l'impact d'un tribunal dépouillé de ses atours, de ses rites, de son vocabulaire, derrière lesquels disparaissent les hommes pour qu'apparaisse une fonction supposée vérité en soi...

 

Que penser de la place accordée au drapeau, à l'hymne national dans une législation récente... Les braillards qui le sifflent le respectent-ils moins que ceux qui le hurlent sans entendre un instant les paroles qu'ils prononcent ? Et il vaut mieux qu'ils ne pensent pas ce qu'ils chantent  !!!

 

Les exemples seraient multiples.

 

Si le "sacré" est d'abord la séparation d'avec le profane, on comprend l'instrumentalisation qui peut en être faite. Dans une société de l'image, de l'apparence, on peut en espérer qu'elle masque le vide ou l'inadmissible.

Jusqu'où  ?                                                   

 

  Michèle