LA CONSOMMATION : Celle que je connais en pays favorisé

         Il semble que le public soit de plus en plus vigilant sur la qualité des produits, le rapport qualité/prix.

Déjà, dans les années 70, Anne Gaillard, sur France Inter, donnait l’alarme avec son émission de défense du consommateur : Quel courage, alors, pour dénoncer les escroqueries d’industriels et les circuits corrompus. Notre bible disait-elle, devrait être "60 millions de consommateurs"  Evidemment… censure et oubli.

Michel Coffe tiendra-t-il davantage ?

         Aujourd’hui, enfin, la Répression des fraudes veille et inspecte la conformité des produits autant que les médias éduquent, préviennent, dénoncent. A chacun de vouloir écouter, de savoir zapper.

Il a certainement fallu les grandes dérives que l’on sait pour en arriver là.

Pourtant, si les produits s’améliorent, certains industriels continuent à être hors la loi, à frauder avec l’emploi d’additifs interdits, avec des étiquettes confuses, des pubs mensongères ou encore à occulter certains médicaments qui seraient plus efficaces que ceux autorisés…

Comment le consommateur peut-il s’y retrouver ?

         En plus, voilà le marketing tout puissant et ses pièges, dans le marché de la consommation. Car les mentalités ont évolué : En 68, tous les étudiants voulaient faire psycho à l’écoute "des problèmes" de la société, tout en lisant l’Express. Les mêmes, qui depuis n’ont pas craché sur l’héritage de leurs bourgeois de parents, lisent aujourd’hui… le Figaro. Et le "souci" de leurs enfants c’est faire gestion, commerce, marketing…, là où les débouchés sont possibles :

Un portrait de la société actuelle tout à fait matérialiste, réaliste.

         Le marketing : Voilà le grand stratège de la consommation. Le diable tentateur. Et à l’échelle du marché internet,… c’est Sabbat !!!.

Alors pour contrecarrer les objectifs toujours plus avides et séducteurs du marketing qui nous triture entre consommation intelligente et folies gaspilleuses et au dessus de nos moyens, il faudrait une consommation au moins… raisonnable.

"Raisonnable", çà n’est pas drôle, c’est triste, çà fait radin, çà ne fait pas tourner la boutique. Mais ce "Raisonnable" éviterait les victimes du surendettement, la compétition de voisinage, le snobisme des marques… fausses, le gaspillage dans la course aux gadgets, le grignotage-frigo et la pluie de médicaments, etc, du consommateur actuel.

         Les médias confirment que la moitié de la France est sous le seuil de pauvreté, que les restos-du-cœur, débordés, manquent de réserves alors que les stations de sports d’hiver font le plein, comme les ordinateurs et les télés, dans les chambres d’enfants des logements sociaux…

Etre raisonnable - Vivre selon ses moyens : Une ligne de conduite possible, peut-être, dans notre société de consommation ?

Jacques