Puisque nous n’abordons pas le sujet religieux, dans le civil qu’est ce
que le sacré ?
Qu’est ce qui mérite d’être considéré comme sacré ? Selon l’analyse
et les options de chacun, les valeurs sacrées ne sont pas les mêmes pour tous.
Pour moi, le sacré représente
l’Idéal : des valeurs à défendre, d’amour et d’engagements en conscience
pour le meilleur et pour le pire, avec éventuellement commémoration rituelle de
ces valeurs.
-
C’est l’union d’un couple par amour pour la vie
-
C’est l’union d’une famille par des sentiments d’affection, par ses
racines, son éducation.
-
C’est l’union de populations enracinées en Nation par la même culture, ou
en tous cas régies par les mêmes lois, la même constitution à défendre.
-
C’est l’engagement pour une cause qui paraît essentielle
-
C’est le travail passion
-
C’est l’union d’une équipe sportive pour donner le meilleur à son club ou
à la nation qu’elle représente dans le rituel de la « grand’messe »
du stade
-
Voilà, pour moi ce qui est sacré
Cette union sacrée et les engagements nécessaires pour représenter une
identité et la défendre, n’existent donc que par des liens affectifs ou des
liens puissants de respect. Ce qui est sacré, exige le sens du devoir, de la
parole donnée, de l’honneur, du respect, de la fidélité !! Bref l’idéal
encore.
Ce qui est sacré, on s’engage à le défendre. Les symboles qui
représentent cet engagement sont pour une nation, le drapeau, l’hymne national,
avec le rituel des commémorations : A la condition que ces symboles
unissent une nation au dessus de toutes tendances politiques alors, à mon avis,
à ce titre, ces symboles méritent le respect.
Le sacré marche avec le
respect et le devoir. Certes les paroles belliqueuses, sanglantes et stupides
de la « Marseillaise » exigeraient une refonte modernisée pour
représenter les valeurs d’une France démocratique. Le chant, la musique des
hymnes nationaux unissent et font vibrer, au moins sur les podiums et dans les
stades : Ils sont identitaires. Personne, je crois ne conteste la valeur,
la dimension (émotionnelles, vibratoires) de ces hymnes dans ces occasions.
Les petits enfants ont, je pense, le sens sacré de la famille par l’amour
qui leur est donné. Pour ce qui concerne leur éveil vers la notion de Patrie,
il faut bien qu’on leur explique les symboles de l’unité nationale afin que
cela leur paraisse crédible et respectable. L’instruction civique, comme la
morale, se font d’abord à la maison, par l’exemple familial.
La famille c’est sacré (autant que les relations entre ses membres soient
normales), avec le respect dû aux aïeux, aux parents et le rituel des
rassemblements pour les évènements familiaux. « Respecte toi, tu seras
respecté ».
Je suis fier de l’exemple de
mes aïeux pour leur patriotisme ou leur sacrifice pour la défense du Pays, en
temps de guerre. Avec ou sans médailles, « La Patrie c’est sacrée »
répétaient ils … Si, moi-même, je suis fier d’être français, j’avoue que je
n’aurai pas le même courage qu’eux. Je les revois se lever, se découvrir pour
l’hymne national, chez eux de manière spontanée, sincère. Je suis fier du sens
sacré de la famille que j’ai reçu en exemple : Les sentiments d’affection,
en effet, ont souvent enrayé des conflits graves de famille et je rends grâce à
mes parents de nous avoir élevés plutôt en philosophes qu’en carriéristes,
(l’éducation, l’ouverture d’esprit devant primer sur les diplômes) même si cet
« idéal », je dirais cette « naïveté nous a mal armés face à la
vie matérialiste et hiérarchisée .
« Le pain quotidien est
sacré » nous l’avons tous appris par nos familles : symbole du
travail gagné « on ne gaspille pas le pain, on ne le jette pas »
Est-ce un symbole aujourd’hui démodé ?
Si la paix entre les
peuples est une utopie, elle est cependant une valeur sacrée essentielle à
défendre. Comme la préservation de l’environnement pour l’avenir de notre
planète. La notion du sacré évolue. Avec l’éducation chacun aujourd’hui,
devrait être capable d’analyser , de faire des choix personnels, surtout
pas dans un esprit de tradition, mais en connaissance de cause De manière plus
réaliste moins naïve qu’hier.
Il faudrait
s’interroger sur les notions de civisme, de respect, de devoir, de droit …
Jacques